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1 – Europe

Et c’est parti !

16 Aout 2010

C’est parti pour un tour (du monde). C’était très difficile de tout quitter. Le premier soir est dur à vivre.
On en est encore à se poser les questions : Qu’est-ce que je suis en train de faire ? Pourquoi je suis parti et pourquoi aussi longtemps ?
Un grand soleil aurait permis d’y répondre plus facilement.
En montant le Puy-de-Dome ce matin, pluie fine, brouillard et grand vent. Je ne pensais pas rencontrer 2 campeurs au sommet. Acte spontanée de 2 jeunes de 18 ans parti à pied depuis Volvic la veille. Ah! Jeunesse inconsciente… Je peux parler…
Le principe de ce tour du monde, c’est de commencer par le Puy-de-Dome et de finir par le Puy-de-Dome : d’un point A vers un point A… En langage cinéma : « épanadiplose » – on commence par une scène et on finit par la meme scène. Oui, j’ai pris mon camescope ; j’ai jamais quitté la France sans le prendre et sans faire un montage en fin de voyage : ce montage-là risque d’etre long…
Arrivé au sommet ce matin, j’ai attendu que les 2 jeunes remballent leur tente ; on a fait la redescente ensemble. Comme moi, ils devaient faire du stop. Je leur ai proposé qu’on se sépare parce qu’aucun automobiliste ne prendrait pas 3 personnes chargées comme des mules. J’ai pris de l’avance et 25 min de marche plus tard, en direction en direction de Clermont, une fourgonette s’arrete :
« Je reviens du Puy-de-Dome, je commence un tour du monde depuis ce matin et vous etes la première personne à me prendre en auto-stop »… Meme s’il a l’habitude de prendre des auto-stoppeurs, je ne suis pas sur qu’il entendra ça de sitot…
Donc merci à Frédéric, artisan de métier, d’etre passé par là (il m’a laissé sa carte).
Au lieu des hauts de Chamalières, il m’a finalement déposé directement à la gare de Clermont.

Direction Lyon, Genève et enfin Lausanne au bord du Lac Léman. Pluie toute la journée dans le train jusqu’à Lausanne et durant une partie de la nuit au camping. Le moral est redescendu (le premier soir, ça reste le premier soir, avec ses interrogations, pleins d’interrogations’ trop d’interrogations…). Faire le vide et ne pas prévoir l’avenir lointain, seulement le lendemain… c’est une bonne solution pour avancer sereinement, je pense…

Ayant constaté une légère flambée des prix avec le passage aux francs (le comble!), j’en conclue plusieurs choses : ne pas s’attarder en Suisse, aimer l’auto-stop encore plus et pratiquer le camping sauvage au moins jusqu’en Autriche…

Des bises à tous. On se retrouve au sommet !

Chère Suisse

Suisse - Lac Leman

17 Aout 2010

Pour sortir de Lausanne, il n’y a qu’un seul moyen, prendre le train. A pied, c’est meme pas la peine car personne ne te prend en auto-stop dans une grande ville. J’ai donc quitté la ville par la ligne Lausanne -Spiez. Hors de prix pour le peu de trajet !
Spiez me semblait etre un bel endroit avec son petit lac (Thunersee). Des chalets un peu partout, un vrai paysage de carte postale. J’applique un des règles que je m’étais fixé : ne plus dépenser d’argent pour dormir, jusqu’en Autriche. Donc, cette nuit j’ai dormi dans une petite foret tranquille, non loin du lac.

18 Aout 2010

Nuit fraiche. Un suisse m’a pris en auto-stop (oui, je veux plus dépenser dans les transports non plus) et me voici à Interlacken, ou je vous écrit ces quelques nouvelles.
La suite ? A l’Est, toujours plus à l’Est…

Des bises à tous, on se retrouve au sommet !

La maison forestiere

18 Aout 2010 (suite et fin),

Test reussi pour les suisses. Ils ne sont pas frileux quand il s’agit de prendre les auto-stoppeurs. En tout cas, dans le sud du pays…
Apres avoir quitté Interlaken, en deux coups d´auto-stop,  j´etais a Luzern. J´avais pourtant decidé d´eviter les grandes villes, mais d´aprés certaines preconisations, pour gagner l´Autriche plus facilement, il valait mieux passer par le Nord. Le sud etant beucoup plus montagneux ; donc pas l´idéal pour le camping sauvage. J´allais pas non plus refuser un trajet gratis jusqu´a Luzern, surtout lorsque la bagnole précédente te dépose en pleine montagne, sous la pluie et au milieu de rien.

Francisans, germaniques, italianisants et romans, se sont tous mis d´accord : normalement á partir de demain jusquá la fin de la semaine, beau temps. J´attends de voir.
De Luzern, j´ai pris un petit bout de train jusqu´a Zug ; un village d´oú il est facile de s´extraire á pied, pour peu qu´on marche dans la bonne direction :
– « Sorry. This is the way to Shindellegi ? » (mauvaise prononciation)
-« Shindellegi ? » (bonne prononciation)
– « Shindellegi » (prononciation un peu meilleure)
– « Shindellegi » (…)
– « Yes. Shindellegi » (ca y est, je le tiens)
– « Ok. Euh… tu… euh…you take the… »
– « Ah mais vous etes francaise ? »
– « Oui. On se la fait en francais si tu veux »
– « Ah oui j´veux bien »

Aprés 1h de marche en direction de Baar, je tombe nez á nez avec un endroit idéal pour planter ma maison forestiére.
Oui, je préfére dire « maison forestiére » plutot que « campement precaire dans un bois humide ». C´est un compliment que je fais á ma tente et á mon sac de 24kgs. Je vais l´adorer ce sac…

Dans un bois en Suisse

Entretien avec mon conducteur

19 Aout 2010

Auto- stop de Baar á Wädenswill ; et de Wädenswill á Pfaffikon. Ca avance… lentement…
On se rapproche de la zone d´influence de Zurich.

Conversations autres que la pluie et le beau temps en voiture avec les suisses :
– D´ou je viens : Clermont- Ferrand (généralement il ne connait pas)
J´ajoute : « Michelin ? » C´est bon, il connait ! (Il faudra attendre l´Australie pour évoquer l´ASM…)
– Oú je vais : « je fais le tour du monde » (un long silence puis un large sourire). A partir de cet instant, si on est dans la voiture pounr moins d 1/2 h, on peut ne parler que de ca…
– Quelles études j´ai fait, oú j´étais hier, combien vaut un euro en franc suisse, si je suis á pied, si je dors au camping ou a l´hotel, que la biére suisse est autant connue en France que la biére francaise l´est en Suisse (c´est á dire trés peu), que le vin et le champagne font la renommée de la France (á défaut d´une biére connue).

Mais je préfére largement quand ils me parlent de leur pays. D ´ailleurs, j´ai appris qu´en Suisse, l´armée était obligatoire pendant 6 mois juste aprés le BAC. Quelquechose me perturbe dans cette phrase… suisse… armée,,,armée…suisse…

Ma grande question était : « Mais avec 4 langues officielles, vous parvenez á vous en sortir? »
Réponse 1 : « oui on a tous des chaines propres á notre région… »
Mon autre question : « Et quand le gouvernement parle, il parle en quoi… »
Réponse 2 : Se referer á la réponse 1…

Ce qui m´améne á :

Conversations que j´aimeraias avoir avec les suisses mais que jóse pas avoir (parce qu´il me prennent déjá bien gentillement en auto-stop) :
– D´oú vient votre neutralité historique ?
– La derniére fois que j´ai vu inscrit le mot « franc » sur les pancartes, c´était il y a plus de 10 ans. Vous etes entouré par l´Union Européenne et par l´Euro, ca vous donne pas envie de… je sais pas…
– A défaut d´etre raleur comme les francais, ne vaudrait-il mieux pas s´exprimer plus franchement entre vous plutot que de mal s´exprimer dans les urnes ? (les suisses sont d´humeur trés calme. Trop calme, ca cache quelquechose)
– Que pensez- vous de la phrase de Coluche : « Y´a des pays oú on tombe sur des seringues partout. En Suisse, la seule chose sur quoi on peut tomber, c´est des médicaments !  »

Refermons cette enorme parenthéses.

Test manqué pour les suisses du Nord-Est. Plus on se rapproche de Zurich et moins ils te prennent en auto-stop.
Aprés avoir tenté pendant 1/2h, je me résoud á prendre le train jusqu`á St-Gallen. Pas le choix…
Ca marchera peut-etre mieux quand je me seraia rasé la barbe…
De Saint-Gallen, j´atteris á Bregenz. Ca y est, déjá l´Autriche (quasiment á la frontiére mais l´affichage en euro, le beau temps qui est lá et surtout les prix LARGEMENT plus abordables qu´en suisse me font déjá apprécier le pays).

Attention, je tiens á préciser que j´ai beaucoup aimé la Suisse. Je suis vraiment tombé sur des gens adorables, courtoies et intéressé. Destination á faire si on a les moyens…

Ce soir, aprés 2 nuits en foret, camping de Bregenz : rasage, décrassage, le grand luxe…

Des bises á tous. On se retrouve au sommet !

Autriche, on rit

20 Aout 2010

Choc des frontiéres. Aprés avoir quitté l´enclave Suisse, je retrouve l´aisance et l´éloquence sans retenue du germanophone pur et dur : plus de rires gras, de tatouages, de piercings, de mini-jupe, de talons, de Tee-shirt écrit « Anarchy ».J´ai pas dit tout le monde ! Mais bien plus qu´en Suisse, c´est indiscutable !

Train de Bregenz á Haiming.

Le 69 Bar Station

21 Aout 2010

Train de Haiming á Innsbruck d´oú je vous écrit.

Mon pote de voyage

Des bises á tous. On se retrouve au sommet !

Repos du francais

21 Aout 2010 (suite et fin)

Train de Innsbruck á Zell Am See. Demain c´est dimanche, et pour la premiére fois depuis une semaine,  j ´ai décidé de rester plus de 24h au meme endroit. J´ai pris 2 nuits au camping de Zell Am See, le temps de laver les vetements, tout décrasser, reposer le dos et faire un petit trek autour du lac de Zell Am See sans mon sac á dos.

Zell Am See

22 Aout 2010

Tour du lac de Zell Am See. Aprés-midi tranquille et ensoleillée. Libéré du sac á dos et sans le soucis de savoir ou dormir le soir. Ca n´a pas l´air, mais ca m´enléve une bonne épine du pied. J´ai pu enfin prendre de la hauteur et apprécier le panorama. Si mon « timing » est pas trop serré, j´essaierais de faire ca tous les dimanche. Mais pas sur…

23 Aout 2010

Auto-stop de Zell Am See á Salzbourg par un camionneur super sympa. Thank you, Herbert ! Il m´a raconté qu´il a fait le tour du monde pendant 2 ans ( Respect ! ), mais il revenait les hivers á la maison ( Respect quand meme ! ). Et me voici á Salzbourg d´ou je vous écris.

Des bises á tous. On se retrouve au sommet !

Touché par la Graz

23 Aout 2010 (suite et bonne fin)

J´ai pris un long train de Salzbourg jusqu´a Leoben. Un train un peu trop long qui me faisait arriver trés tard. Au dernier changement, je demande á un couple si c´est le bon train. Ils me demandent instantanément d´ou je viens et oú je vais précisément. Je leur dis que j´espére trouver le camping de Leoben dans cette nuit noire. Ils me répondent que s´il y a un probléme, ils ont un lit pour moi á Graz, á 5min de la gare (quelle aubaine !).
Je prends leur numéro de téléphone juste au cas oú ; nous continuons la conversation : tour du monde, parti de France, mon trajet prévu…

Je leur ai sorti la seule chose que je connaissait de Graz : c´est le lieu de naissance d´Arnold Schwarzenneger ( c´est Herbert le camionneur qui me l´a dit). Au bout de 10min, ils me disent :  « si tu veux connaitre un peu mieux la ville, tu n´as plus qu´á dire oui pour ce soir ».
L´envie de me faire inviter (et pour une fois, ne pas galérer) prenant le dessus, j´ai prolongé mon trajet en train…

Et me voici á Graz, en compagnie de Léo et Janja. Janja (prononcé Yanya) est infirmiére et Léo dans le tourisme d´affaires. Ayant étudié dans une école traditionnelle, il avait le choix entre Grec ancien et francais. La haute bourgeoisie parlait autrefois le francais dans toute l´Europe. Par défaut, il a choisi le francais. Il a gardé quelques notions mais on a surtout parlé anglais.
J´ai découvert l´huile de citrouille, qu´on peut ajouter en petite quantité dans les salades. Gout particulier mais pas mauvais du tout. Ils m´en ont donné un échantillon. Un petit souvenir d´Autriche…

24 Aout 2010

Aprés une bonne nuit dans un vrai lit, j´ai laissé mon sac chez Léo et Janja pour visiter Graz le matin. L´architecture et les couleurs me rappelent Berlin. J´ai visité le quartier historique et arpenté le Schlossberg, le point culminant de Graz, ancien chateau attaqué á maintes reprises par notre valeureux conquérant Napoléon.
Le temps de prendre une douche, de saluer ce couple autrichien et de leur dire qu´ils sont les bienvenus s´ils viennent un jour en France, j´entre dans un cyber-café pour vous écrire ces quelques lignes.
Il est déja 14h, direction la Hongrie.

Le voyage prend une belle tournure lorsqu´il est rythmé par ce genre de rencontres.

Des bises á tous. On se retrouve au sommet !

Monsieur et madame Groisdansmabaignoire ont un fils…

24 Aout 2010

Gédéon… Petite blague bidon pour détendre en entrant en Hongrie parce qu´il pleut depuis que j´ai quitté Graz.
Normalement en s´éloignant des montagnes et en se rapprochant des plaines, le temps sera meilleur.

Arrivé á Szombathely, mission principale : chercher un distributeur de billet juste en sortant de la gare, sans carte de ville, sans savoir oú est le camping, et cette nuit qui tombe de plus en plus vite, puisque c´est la meme heure ici qu´á Brest ! (avec plus de 1500 kms d´écart). Fini l´Euro, c´est le Forint et tous les soucis de conversion qui s´en suivent.
D´aprés un wallon rencontré sur place, un euro vaut « deux cents septante-six » forint. Et d´aprés ce meme wallon, ils devaient passer á l´Euro depuis 2008, mais la crise les ont fait sortir des critéres d´adhésion. Donc, stand by…

25 Aout 2010

Train (pas cher du tout) de Szombathely á Gárdony (j´ai choisi cette destination parce qu´elle était simple á retenir et á prononcer). J´ai bien le souvenir d´avoir vu ce genre de train il y a 20 ans en France : en état de marche mais vétuste, austére avec le noir, le marron foncé et le verdatre des siéges comme couleurs dominantes.
Les logements sont á 3 ou 4 niveaux, les murs plutot décrépis ont toutefois chacun de jolies couleurs pastel.
Il y a de nombreux travaux et de projets de rénovations. On a pas le sentiment que la ville est laissée á l´abandon.
Le centre-ville a un gros potentiel : pavé, entiérement piéton, propre et coloré avec ces memes couleurs pastel.
Tabac, loto et droguerie á chaque coin de rue cotoient les grandes enseignes.
La transition est assez saisissante avec l´Autriche. Je n´aurais pas cru un tel écart de richesse entre deux pays qui ont longtemps formé qu´un.
Le ciel est gris aujourd´hui mais tout le monde a le sourire. Les gens que j´ai rencontré sont agréables et t´aident volontiers á trouver ton chemin meme si ils sont trés peu á parler anglais. C´est le moment de sortir mon arme ultime :  un carnet entiérement remplit d´images universelles.

Reperes élémentaires

Outre les reperes spatio-temporels (oú je suis, oú je vais, de combien de temps je dispose pour arriver avant la nuit, est-ce que j´ai un plan B ?), lorsqu´on voyage avec sa maison sur le dos, on est capable d´etre totalement autonome ne serait-ce que pour la nuit.
Meme si tous les jours sont différents, des repéres, il en faut quand meme. Les premiers jours sont difficiles parce qu´on a du mal á connaitre ses limites, ce qu´on a sur le dos, et du mal á apprivoiser ses craintes, sa timidité envers les autres.
Quand on connait tout ce qui compose notre sac á dos, c´est déja plus simple : oú sont placées les choses, comment ne pas les mélanger, les maintenir au sec, ce qu´on a besoin la veille pour le lendemain.
En total autonomie, je sais qu´il me faut 3 litres d´eau et quelques aliments á faire cuire et á conserver pour le lendemain : 1/2 litre pour faire cuire, 1/2 litre pour la vaisselle, 1/4 de litre pour le café du lendemain (mon seul moment de plaisir…), 1/2 litre pour la vaisselle, 1/4 de litre pour les dents (important pour ceux qui sont en face de toi) et le reste pour rejoindre la prochaine ville á pied (ou en auto-stop si on est chanceux).
Pour ce qui est des limites, on les repousse. Le sac devient moins lourd, les bruits dans la foret ne sont pas forcement la sorciére du « Projet Blair Witch » ; la timidité s´efface dés le premier jour quand il s´agit de demander son chemin, changer de monnaie, faire de l´auto-stop ou tout simplement discuter avec les gens curieux.
Tous les problémes qu´on rencontre dans la journée ne s´appellent plus des problémes. Ca devient des « habitudes-de-voyageur ».

Des bises á tous. On se retrouve au sommet !

La perle de Budapest

26 Aout 2010

Le beau temps est revenu depuis hier soir. Temps impeccable et chaud.
Train de Gárdony á Budapest.
Rejoindre le camping de Budapest a necessité beaucoup d´énergie depuis la gare. En arrivant au camping, paysage de désolation, dévasté, entiérement détruit, les ruines laissées á l´abandon. Je me suis dit que peut-etre le camping avait été reconstruit ailleurs.
Je demande ma route et quelques metres plus loin, je tombe sur le « Hawaii Camping » qui ressemble á tout sauf á Hawaii, mais doté d´un charme incroyable. N´apparaissant sur aucune carte, il a la taille d´un jardin de lotissement, étroites allées, végétation basse et clairsemée, monticules de fleurs. Les bungalows en bois font 2 fois le volume d´une cabine téléphonique et les 2 ou 3 roulottes anciennes sont alimentées par des fils électriques qui passent au-dessus d´une rangée de « cabanes en dur », le tout agrémenté de quelques sculptures et ferronerie d´art brut. Certainement la création du gérant. Adorable, d´une quarantaine d´année, parlant trés peu et marchant d´un pas lent, il préfére arroser ses plantes et de tondre le gazon plutot que de t´expliquer dans quelle cabane sont les sanitaires.
Croyez-moi ou pas, c´est le meilleur camping que j´ai fait jusque lá.

Hawaii Camping

J´ai rencontré un groupe de Néerlandais et un couple d´allemands. Les hollandais sont coincés á Budapest depuis la fin du festival musical Sziget. Leur camping-car « is broken ». Ils attendent depuis 2 semaines la piéce qui permettra de les faire repartir pour la Turquie… Turquie, Turquie, Turquie, ne serait-ce pas ma direction par hasard ?
Ils m´ont justement proposé de venir avec eux, le seul probléme c´est que leur piéce de moteur arrivera dans « few days »… Je ne peux malheureusement pas me permettre d´attendre few days… Livraison trop aléatoire pour mon « timing » serré.
Dommage… On s´est échangé nos numéros. Si ils parviennent un jour á quitter Budapest, ils m´appellent.

27 Aout 2010

Je prends le temps de visiter la capitale hongroise et de taper ces quelques lignes.

Budapest

Des bises á tous. On se retrouve au sommet !

Etoile, ma belle etoile

27 aout 2010

Le soir, j’ai pris le train pour une destination proche : Poroszlo. Mais sortir de Budapest ne fut pas chose aisee : trouver la bonne station de metro, patienter pour acheter son billet en pleine heure de pointe, constater que ce n’est pas la bonne gare, reprendre le metro, attendre son train.
Inevitablement, j’arrive a la gare du village de Poroszlo en pleine nuit et sans panneaux. Les deux personnes qui sont sortis du train n’avaient pas l’air de connaitre. Et pourtant, quelqu’un les attendait en voiture ; un habitue du camping. Il a ouvert sa veste et m’a montre son tee-shirt aux couleurs du camping. Le site etait a 4km de la gare… Il etait presque 23h, si ils ne m’avaient pas emmene en voiture, j’aurais jamais trouve…