Le sel sans la mer

9 Avril 2011

Réveil glacial a Puno, comme la veille. Le motocarro m’amene au terminal terrestre. Je m’apprete a quitter le Lac Titicaca et le Pérou.

La voie principale pour Desaguadero, en Bolivie, est fermée. Il faut faire un détour de plus de 3h en passant par la péninsule de Copacabana, en traversant le lac par bateau.

C’est d’abord un 1er bus jusqu’a Yunguyo, le poste-frontiere péruvien. A la queue-leu-leu, on attend pour la 1ere vérification, et a nouveau dans un autre poste, contigu, pour recevoir le coup de tampon.

Ensuite, la frontiere se franchit a pied jusqu’au poste-frontiere bolivien. Nouveau coup de tampon et changement d’heure. Le bus, quant a lui, a traversé la frontiere sans passager, et une fois sur le territoire bolivien, il décharge les bagages pour un collectivo jusqu’a la ville de Copacabana, a 10 kms. Une fois a Copacabana, nous posons tous nos bagages dans l’agence. C’est encore un autre bus qui se chargera dans 1h de faire la traversée du lac.
Je pars avec 2 francais pour chercher un endroit ou casser la croute pendant cette heure d’attente jusqu’au moment ou je me rends compte que :  » J’ai pas de bolivianos  ! « . Je pars dans une banque de change avant de les rejoindre.

En regardant le menu, je vois que les prix ne sont pas élevé. La Bolivie est le pays le moins riche d’Amérique du Sud.

De retour a l’agence, nous changeons pour un bus plus grand mais plus petit que le tout premier pour limiter le poids lorsque le véhicule traversera le lac en barque.
Mais pour nous, ce sera une embarcation a moteur, pour limiter encore plus le poids.
En 15 minutes, nous venons de traverser la plus petite distance qui sépare la berge du Sud a celle du Nord du lac Titicaca. Le bus arrive 10min apres nous.

Et c’est reparti pour 3h de car jusqu’a La Paz.

C’est la capitale la plus haute du monde : 4000m d’altitude. Lorsqu’on voit la Paz de loin, c’est une étrange impression. Elle est dans une cuvette en plein milieu de l’Altiplano, et contrairement au reste des grandes villes, les quartiers pauvres surplombent les quartiers aisés, en contrebas.

D’autres manifestations ont eu lieu a la Paz, et la route principale est fermée. Il faut faire un gigantesque détour en passant par des sentiers non goudronnés. Ca ressemble meme plus a des chemins de trekking, mais c’est la seule solution pour  entrer dans la ville. Ca rallonge le trajet de plus d’1h, si bien qu’arrivé a La Paz, il fait nuit.

Parait-il qu’il y a aussi des blocages a l’intérieur meme du terminal terrestre de la Paz. Le car nous dépose donc plus loin. Ca ne m’arrange pas car l’hotel est repérable par rapport a l’emplacement du terminal. Et le terminal, je ne sais pas ou il se trouve.

Je prendrais bien un taxi mais je crains de me faire avoir sur les tarifs, fraichement debarqué dans la capitale… Je n’ai aucun ordre d’idée du prix d’une course et je ne sais surtout pas la distance qui me sépare de l’hotel.

J’interroge un policier qui me donne la direction. C’est pas tellement loin, faisons-le a pied.
J’ai eu raison, ce n’était qu’a 2 pathés de maisons, et a cause des bouchons, je vais meme plus vite a pied que si j’avais pris un taxi.

L’hotel est la, a une centaine de metre du terminal et c’est pratique. PAr contre, je ne constate pas de blocage au terminal.

10 Juin 2011

N’ayons pas peur des mots : j’ai rarement vu une capitale aussi laide que la Paz. Belle de loin – en arrivant de la pampa de l’Altiplano – mais loin d’etre belle lorsqu’on se trouve en plein milieu :

La Paz

Quasiment toutes les maisons a flanc de collines ont leur 2nd niveau inachevé. Si ils batissent entiérement leur maison, ils doivent payer des impots dessus. Ce n’est pas nouveau : je vois ca depuis le Mexique.

Le centre historique de La Paz se résume a une cathédrale marron doublée d’une couche de pollution grisatre.

Je me rends au terminal. Si je reste un autre jour ici, j’aurais un début de déprime… Je peux partir a Uyuni ce soir.

C’est bon, c’est booké, je ne passerais qu’une seule apres-midi a la Paz.

Apres ma visite de l’affreux centre historique, je décide de me rendre au musée, dans le quartier colonial. Ce sont en fait 4 petits musées presque collés les uns contre les autres.

Il est interdit de prendre des photos mais c’est la ou je retrouve le charme de l’époque coloniale caractérisé par des demeures avec balcons, vérandas et petite cour intérieure. On est au calme.
En voyant les peintures du début du XXeme siecle, je ne peux qu’admirer comment la Paz était une ville si belle avant de devenir ce chaos urbain. Il devait y avoir une douceur de vivre vraiment appréciable. Ca se sent rien qu’a la batisse dans laquelle je me trouve : style baroque et cour intérieure pavée.
Il y a aussi l’acte de création de la ville. J’attends de voir l’acte de rénovation…
Meubles, costumes et peintures du héros national Murillo, partisan de l’indépendance de la Bolivie.
Mais au musée Litoral boliviano, une chose ressort vraiment :

Une rancoeur :
Avant la fin du XIXeme siecle, la Bolivie possédait une large facade maritime sur le Pacifique. Mais la « Guerre du Pacifique », opposant la Bolivie contre l’armée chilienne leur fit perdre tout acces a la mer.
Conséquences :
– La Bolivie se retrouve définitivement enclavée dans les Andes, la détournant de l’immigration européenne du XIXeme siecle (ce qui préserva le caractere andin du pays)
– Les richissimes mines de cuivre et de fer de l’Atacama, désormais la propriété du Chili, sont un énorme manque a gagner pour la Bolivie déja privée de tout commerce maritime.
Une page sombre de l’histoire du pays et une rancoeur toujours plus ou moins présente chez les boliviens…

En ressortant du musée, je tombe sur une rue assez jolie. Nous sommes dans le quartier colonial mais ca ne se résume qu’a une rue :

La rue Juan

Une rue… une seule rue d’appréciable, de belle et de tranquille pour toute la capitale.

La Paz est le point de passage obligé lorsqu’on vient ou lorsqu’on veut aller au Pérou. Donc si vous vous y rendez, faite comme moi : prenez un hotel proche du terminal, rendez-vous aux musées a 500m, appréciez le charme des batisses reconverties, la rue Juan et ALLEZ-VOUS-EN !
C’est la meilleure facon de garder un assez bon souvenir de la capitale… Tout cela se fait en une matinée ou un petit bout d’apres-midi.

Ou alors, bookez pour un trekking autour de la Paz. L’Altiplano promet de bonnes balades dans toute la région qui s’étend du Nord-Ouest au Sud-Est de la capitale. L’agence s’occupera a coup sur de venir vous chercher au pied de votre hotel pour vous conduire sur l’Altiplano.

De mon coté, je garde ces quelques jours de balades pour le sud de la Bolivie et de l’Amérique latine. Il faut bien faire des choix…

Il est 19h, je quitte la Paz.

11 Juin 2011

Pas de chauffage dans le bus. Des couvertures sont a disposition. Et meme avec ca, le froid me réveille.
Il est 7h du matin, le car a une bonne couche de glace sur les vitres.
Je suis a Uyuni, au sud du pays.

Le soleil se leve a peine et, des que le chauffeur me donne mon sac a dos, je décide de marcher dans les rues sans m’arreter pour me réchauffer. Uyuni a quelque chose… d’apocalyptique : les rues sont rectilignes et plates. On a l’impression qu’elles donnent sur nulle part. Le froid s’engouffre alors sans probleme dans cette ville ou les habitants, paysans ou travailleurs du sel, menent une vie rude. Uyuni est un endroit reculé et je m’apprete a le constater lorsqu’en visiterais les alentours.

Il doit faire 5 degres. J’attends l’ouverture d’un comedor. Partout, les rabatteurs se sont levés tot pour te filer leur carte pour un tour au Salar d’Uyuni (la plus grande mer de sel au monde). Les agences se sont coordonnées pour que les départs en tour se fassent a 10h30. Donc pas de précipitation, prenons d’abord un petit déjeuner.

Le gérant du comedor possede une bonbonne de gaz d’ou il accroche un petit systeme de chauffage. Ca chauffe jusqu’a…30cm. A 31cm, c’est la meme température que dehors…

Je lui demande ou se trouve l’agence que l’autocarriste de la Paz m’avait conseillé. C’est dans son avenue, mais il n’en sait rien. A vrai dire, a Uyuni, il n’y a pas moins de 60 agences proposant les memes tours.
Il appelle alors une dame juste a coté de son restaurant qui vient me voir. Allez, j’abandonne pour l’autre agence. Elle a l’air sympas et répond a mes 2 principales interrogations : est-ce que je peux faire un tour de 2 jours, et comment rejoindre la frontiere chilienne.

Lorsque je la rejoins a l’agence (contigu au restaurant), elle me propose un tour de 3 jours jusqu’au Sud-Lipez (la pointe sud de la Bolivie), la matinée du 3eme jour étant destinée a rejoindre le Chili, avec un collectivo qui se chargera de me faire passer la frontiere.
J’accepte tout de suite. C’est mieux que de revenir a Uyuni pour reprendre un train ; alors que le Sud-Lipez, c’est quasiment le Chili.

J’ai encore du temps devant moi pour faire des achats : un bonnet et des bas de laine que tout le monde porte ici : le froid s’engouffre partout avant que ne sonne les 5h de l’apres-midi !

Il est presque 11h, il commence a faire bien plus chaud et un 4X4 arrive dans l’avenue. En fait, il y en a plus d’un : le Salar d’Uyuni est un site touristique tres réputé en Bolivie.

Dans le 4X4, nous sommes 6, plus le chauffeur : un couple de danois, 2 colombiens et un brésilien.

La 1ere destination ne sera pas le Salar, a l’Ouest ; ce sera le cimetiere des trains au sud. C’est ce qui en fait une ville de caractere :

Le cimetiere des trains…

 

…au milieu de nulle part…

 

Et la, dans ce décor d’ambiance Mad Max, surgissant d’on ne sait ou, au milieu de ce désert de sable, une compagnie militaire habillée en gris-vert passe devant nous en marche rapide, chantonnant un air rythmé par leur pas synchronisés. L’atmosphere est tres etrange avec cette caserne, qui controle le désert et
son froid glacial. Une fois la troupe passée, le silence a nouveau.

Nous partons en direction du Salar d’Uyuni :

Un petit avant-gout (salé) dans le village le plus proche du Salar

Nous entrons en 4X4 dans cet immense désert de sel :

Le Salar d’Uyuni

 

Le calme. La tranquillité. Les lunettes de soleil et la creme solaire sont de rigueur.
Nous sommes ici a 3650m d’altitude sur une surface parfaitement plane et pourtant, en plein milieu de la Cordillere des Andes. Cet immense désert mesure l’équivalent de 2 départements francais, sur 40m d’épaisseur de sel. Mais seuls les 8 a 12 premiers metres sont véritablement exploitables. Le reste étant trop mélangé a la glaise. Les travailleurs du sel piochent a longueur de journée, les mains et les pieds rongés par le sel, payés 60 centimes d’euros la tonne de sel extraite…

En sursis :
Des recherches ont décelées la présence de lithium en sous-sol, et pas qu’un peu :  il y aurait la moitié de la réserve mondiale ! Le gouvernement ne serait pas contre son exploitation malgré le Salar classé « site protégé ».
Ils n’auront plus qu’a faire un rapide calcul : la rentabilité du tourisme ou celle du lithium. A mon avis, le lithium finira par remporter le face-a-face, alors autant profiter de la blancheur du site tant qu’il n’est pas encore courru.

Pour le moment, allons vers notre prochaine destination : l’Isla Inca Huasi, une une ile ou pousse des cactus en plein désert de sel :

L’Isla Inca Huasi

Décor digne de l’imagination des grands peintres surréalistes : le contraste entre ce qui ressemble a une epaisse couche de neige…

…d’ou surgirait une ile de cactus

Ce qui est étonnant dans cette immensité plane (pourtant en pleine montagne), c’est que lorsque j’utilise le quadrillage sur mon appareil photo pour le parallélisme de l’image, on peut voir la courbure naturelle de la planete, tant l’horizon est droit.

Le 4X4 poursuit sa route sur le sel constitué de blocs de formes octogonales.
Le mois de juin est une bonne époque pour traverser le Salar d’Uyuni car les pluies abondantes sont passées. Néanmoins, il subsiste toujours une partie inondée presque toute l’année :

Il y a quelques 50cm de profondeur a peine sur toute la surface, et lorsqu’on roule dessus c’est une étrange impression que de « marcher sur l’eau »

La ou je prends la photo, c’est une partie surélevée artificiellement pour permettre de contourner le lac en longeant les montagnes jusqu’a l’hotel de sel, ou nous passerons la nuit.

L’hotel de sel, je croyais que c’était une sorte « d’oeuvre éphémere » qui s’effrite a peine on passe le doigt sur un poteau. Que neni ! Les blocs de sel sont presque aussi durs que du béton. Pour décrocher ne serait-ce qu’un grain de sel d’un pilier, il faut avoir de la force dans l’index !

L’hotel de sel en plein Salar

La nuit s’annonce fraiche. Nous faisons plus ample connaissance les uns les autres. La cheminée réchauffe bien lagrande piece, ce qui nous permet de rester longtemps a discuter et a jouer aux cartes.
Il est plus de 22h, nous tentons une nuit dans le dortoir non chauffé d’un hotel de sel…

Pour cela, mieux vaut avoir plusieurs couches de vetements, les bas de laine, le bonnet, les gants, le sac de couchage et les couvertures fournies par l’hotel.

12 Juin 2011

7 degres… 7 petits degres au reveil ce matin dans la chambre ; mais personne n’a ressenti le froid cette nuit. En revanche, sortir du lit reste toujours une opération délicate a 6h30 du matin, le soleil a peine levé.

Et meme dans le 4X4 non chauffé, il faut attendre 8h du matin pour que le thermometre commence a nouveau a grimper.

Notre sortie du Salar d’Uyuni annonce l’entrée dans la région du Sud-Lipez.

Plusieurs arrets rythment la journée :

Le Salar de Chiguana, beaucoup plus petit que celui d’Uyuni
Le mirador Volcan Ollague avec au fond, le volcan Ollague encore en activité et culminant a 5868m

Le Volcan Ollague se trouve a la frontiere boliviano-chilienne. Pour le moment nous la longeons en nous dirigeant encore plus au Sud :

Laguna Cañapa
Laguna Chiarkota
Laguna Honda

Puis viens…

Le Desierto Siloli…
Plus rien qu’un plateau marron

Nous entrons désormais dans une réserve faunique protégée.
Le dernier arret de la journée sera la laguna Colorada en raison de sa couleur due aux algues microscopiques :

La laguna Colorada, rouge comme le sang, entourée de volcans ou viennent se nourrir les flamands roses qui ne reviendront qu’en Novembre, a la belle saison

L’hotel est juste a coté. Le repas du soir est pris dans une piece commune non chauffée. On se caille. Pas de partie de carte pour se soir. Nous rejoignons le dortoir sans chauffage (bien sur), mais qui a l’avantage d’etre plus petit. Ca conservera la chaleur plus facilement.

13 Juin 2011

Le réveil se fait tot. Tres tot… Il est 4h45 et nous partons en pleine nuit pour la pointe sud du pays. Le 4X4 roule dans un froid glacial. Meme température a l’intérieur… Il fait environ -5 degres.

Il fait jour a présent mais le soleil n’est toujours pas apparu au moment ou nous entrons dans les geysers Sol de Mañana, ou la température au contact peut atteindre les 200 degres.

C’est en approchant les mains de ces crateres qu’on parvient a se réchauffer un peu

Mais en reprenant la voiture il fait a nouveau froid.

Arrive enfin 8h du matin, le soleil est la, et réchauffe un peu.
L’avant-dernier arret se fera dans les eaux chaudes (a 37 degres) du Salar de Chalviri. Il est possible de s’y baigner. Mais pour le coup, je manque de courage pour me jeter a l’eau alors qu’il fait 0 degrés a l’extérieur. J’appréhende la sortie de l’eau… Je ne peux pas me permettre de tomber malade et rester clouer au lit plusieurs jours durant ce voyage. Je remettrais ca a une autre fois, lorsqu’un tour du monde ne sera pas en jeu.

Le tout dernier arret se fera vers 10h a la laguna Verde :

La laguna Verde, a plus de 4500m

On le voit tres mal sur la photo mais d’habitude, la laguna est d’un vert éclatant crée par des micro-organismes. Les plus grands photographes l’ont immortalisé, avec le volcan Licancabur, au fond.
Et derriere la luguna, le désert de l’Atacama, propriété du Chili depuis la défaite bolivienne dans la Guerre du Pacifique.

Rien que pour moi, nous nous rendons a la frontiere : le reste du groupe repartira a Uyuni.
En plein désert, il y a 2 collectivo et un poste-frontiere. Pas besoin de faire tamponner, je l’ai déja fait a Uyuni. Je n’ai plus qu’a embarquer dans un mini-bus, en direction de San Pedro de Atacama.

Il est 11h, le collectivo se décide a partir. Me voici au Chili, dans ce désert hyperaride, un des plus secs au monde, ou il ne pleut que 2 a 4 fois par siecle !
Les températures fluctuent entre -5 degrés la nuit et 25 a 30 degrés le jour.
D’aspect, c’est exactement le meme type de terre que le Desierto Siloli, traversé la veille.
C’est dans ce désert que la NASA a testée ses petits véhicules motorisés avant de les envoyer pour explorer Mars.
C’est aussi la ou se sont implantés de nombreux observatoires astonomiques, en raison de la sécheresse extreme et l’absence de pollution lumineuse.

J’arrive au poste-frontiere chilien. Les fouilles sont plus rigoureuses. Chaque bagage est inspecté.
Il ne faudra que 10 minutes de plus pour rejoindre San Pedro de Atacama. J’ai le temps de changer de monnaie (encore et encore) : des bolivianos au pesos chiliens. Il faudra ensuite un poulet/frite dans un comedor et 2h d’attente avant de prendre un bus qui m’amenera a Santiago.

Durée du trajet pour Santiago ? 23 heures… C’est bon, j’ai l’habitude…

14 Juin 2011

Il est 12h30, le trajet est passé vite vu le manque de sommeil de ces derniers jours.
J’ai eu largement le temps de constater la différence entre le niveau de vie de la Bolivie et celui du Chili. En Bolivie, il n’y a que des sentiers dans le désert. Rien qu’arrivé au désert d’Atacama, c’est une belle route goudronnée jusqu’a Santiago : je suis passé du pays le plus pauvre a l’un des plus riches d’Amérique du Sud.

Santiago me donne l’impression d’etre revenu en Europe…

 

Le Cone Sud :
C’est la zone d’Amérique du Sud la plus australe du continent. Elle comprend le Chili, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay. Elle possede une unité géologique et culturelle a part vis-a-vis du reste du continent sud-américain.
La caractéristique principale est la présence de descendants européens issus de nombreuses vagues d’immigrations jusqu’a la fin du XIXene siecle : suisses, allemands, italiens, espagnols, portuguais, slovenes, gallois… L’influence culturelle européenne est beaucoup plus marquée que dans les pays du Nord ; a cela s’ajoute l’indice de développement humain et le PIB par habitant les plus forts du continent.
Par ailleurs, on peut ajouter la présence d’un climat semblable a celui d’Europe (montagneux, continental, océanique, méditérranéen… mais pas tropical ou équatorial).

On ressent beaucoup cette influence européenne a Santiago. Mon hostel, que je rejoins a pied depuis la station des cars, se trouve dans le quartier des Universités. C’est un bel endroit. La population ressemble a celle d’Espagne et l’on pourrait se croire, par endroits, dans les rues de Madrid.

Pour le moment, je suis au backpacker, pas trop loin du centre historique. Je prends une douche, c’est pas du luxe apres 3 jours sans… et je vous écris ces quelques lignes en attendant la journée de demain que je consacrerais a la visite de la capitale chilienne.

Des bises a tous. On se retrouve au sommet !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *