Rock

20 Fevrier 2011

Je quitte le dortoir en laissant dormir mes 3 autres compagnons de chambre, pour sortir a pied en direction du Golden Gate…
Je viens de passer la porte…Mmmouai… en fait, je ne sais pas du tout comment y aller. J’entre a nouveau dans l’hostel et je demande a la reception.
Avec toutes les collines que possedent le Nord de San Francisco, il ne peut y avoir de metro.
Pour autant, la ville est tres bien desservie au niveau des bus, ce qui me parait etre la meilleure solution.
Et c’est dans ce 1er bus que je rencontre une francaise qui me demande a quel station changer pour rejoindre le Golden Gate.
Il n’en faudra pas plus pour que l’on passe une bonne partie de la journee ensemble.

Et le voila, le Golden Gate, 2331m de cables.

Golden Gate Bridge

Il fait plutot beau aujourd’hui. Profitons en pour voir le maximum de choses qu’il y a a visiter a l’exterieur. Nous arpentons le Golden Gate jusqu’a la moitié.

Le pont relie la pointe nord de la peninsule de San Francisco a la ville de Sausalito, encore plus au nord

Superbe vue sur toute la baie de San Francisco. Nous partons ensuite jusqu’au port. Je n’aurais pas cru, mais tous les touristes sont amassés autour des docks. C’est une longue rue couverte de commerces et de magasins de souvenirs. A fuir immediatement !
Ca ne vaut meme pas la peine de prendre une photo.

Nous partons enfin vers Russian Hill et son lot de rues pentues. La pire fait 32 pour cent de denivelé. En photo, on ne verra pas grand chose. Par contre, je ne peux m’empecher de photographier ces bas immeubles qui font tant le charme de cette ville :

Sur Leavenworth street

De retour dans notre quartier d’hostel, on finit la soiree dans un snack comme on les fait ici, ou Julie, apres m’avoir indiqué quelques bons sites a visiter pour la journee de demain, me fait part de ces precedents voyages dans les autres villes des USA.
Elle est une mine d’infos et d’anecdotes sur les villes americaines.

Mon trajet pour demain est pret. Nous nous donnons rendez-vous demain matin pour un brunch.

21 Fevrier 2011

Oui, un brunch, incontournable. Julie m’amene au Lori’s Diner pour prendre un vrai dejeuner/repas a l’americaine : pancake, oeufs, bacon, saucisse, confiture et litres…pardon… gallons de cafes !
Et apres ca, tu n’as plus faim pendant un bon moment.
C’est ici que nos chemins se separent. Je trouve Mark pied-nus a la reception, a peine reveillé. Il me demande ce que je fais cet apres-midi et decide de me suivre dans mes excursions.

Le 1er arret sera Little France. Et, en verité, c’est assez ridicule. C’est juste une rue avec 2 brasseries au nom francais, le reste etant des restos japonais ou italiens.
La seconde etape, c’est le quartier GLBT (gay/les/bi/trans) de la ville qui, parait-il, vaut le detour. Je n’imagine pas un arrondissement de Paris aussi coloré, surtout avec l’immense drapeau arc-en-ciel qui flotte au-dessus.
Parait-il que la nuit est nettement plus animée. Bon… j’irais pas verifier….

The Castro District

 

Le quartier est ainsi coloré toute l’annee

 

milk

Harvey Milk
Si vous n’avez pas vu le film, Harvey Milk, comme de nombreux homosexuels au debut des annees 1970, encore méconnu, demenage pour San Francisco. Il montera un magasin de photo dans le quartier de Castro Street. Se distinguant de plus en plus comme meneur pour la cause homosexuelle, il tenta a 2 reprises de se presenter aux elections municipales, sans succes.
Vers la fin des annees 70, les superviseurs (equivalent francais de conseiller municipal) ne sont plus elus au niveau municipal mais au niveau des districts. Obtenant un soutien de plus en plus large de la communauté gay, il se fait élire superviseur du 5eme district, incluant le quartier de Castro.
Harvey Milk devient le 1er homosexuel ouvertement declaré a etre elu dans une grande ville des Etats-Unis.
Pour « incompatibilité d’humeur », il fut froidement assassiné par l’ancien superviseur du district, peu de temps apres.
Le tueur fut condamné pour homicide involontaire…
Harvey Milk sera desormais toujours consideré comme un martyr de la communaute gay.

Et en arpentant les rues du quartier de Castro, je vois plusieurs photos et dessins representant Harvey Milk, resté le symbole du militantisme pour les droits civiques des homosexuels.

Nous partons en direction des Twin Peaks qui surplombent la ville.

La superbe ville de San Francisco

 

De l’autre cote. Toujours ce meme style d’immeubles a 2 ou 3 etages

Je comprends pourquoi on ne voit jamais d’obeses a San Francisco. Ca monte tout le temps ! Et contrairement a Los Angeles, la voiture n’est pas du tout la reine ici, notamment a cause des bouchons (c’est la 2eme agglomeration la plus densement peuplée apres New York), et aussi parce que le prix des parkings sont chers.
Du coup, les San-Franciscains marchent et prennent les transports en communs.

Nous nous rendons ensuite au quartier Haight-Ashbury, un quartier populaire resté a l’epoque des sixties :

Le quartier du Haight-Ashbury

 

La rue principale du Haight-Ashbury

 

Encore la meme rue

 

Toujours la meme rue

 

L’atmosphere est cool dans ce quartier

 

On y reste volontiers pour admirer l’art urbain et visiter quelques magasins « decalés »

 

Un autre exemple d’art urbain

 

En plein travail…

L’atmosphere du quartier me rappelle Berlin, avec ce meme genre « d’exploitation de l’espace urbain ». On colore les rues et c’est loin d’etre de simples tags !

Et enfin, nous traversons le Golden Gate Park, la ou tout a commencé, la ou la contre-culture hippie a vu le jour. Et c’est sans doute pour ca que le quartier du Haight-Ashbury est en bordure du parc. Bien que gigantesque, c’est aujourd’hui un parc comme un autre, avec des enfants qui jouent, des jeunes qui s’essayent a la musique, et parfois, on respire quelques senteurs d’herbes… et pas forcement celle qui pousse d’habitude dans les jardins…

A force de marcher, nous trouvons l’ocean Pacifique. Fin de la journee et retour a l’hostel.

22 Fevrier 2011

Et voila la derniere chose que je voulais faire a San Francisco. Mark a booké pour le meme depart, et c’etait impensable de quitter San Francisco sans l’avoir fait : l’ile d’Alcatraz . On ne peut y echapper :

L’ile d’Alcatraz

The Rock
« Si on baffoue les regles, on va en prison. Si on baffoue les regles de la prison, on va a Alcatraz », c’est ce que j’ai pu lire sur un panneau de l’ile. Cela resume bien les 30 annees d’existence de la prison la plus securisée des Etats-Unis.
Autrefois un fort, elle devient prison d’état au debut des annees 30. Elle accueillit des prisonniers celebres tels que Mickey Cohen (gangster renommé de Los Angeles affilie a la Yiddish Connection),  Georges « Machine Gun » Kelly (dangereux criminel reputé pour l’utilisation quelque peu « excessive » de la mitraillette) et Al Capone, qu’on ne presente plus.

La visite fait froid dans le dos :

Les couloirs de la prison

 

Un exemple de cellule. Grande comme une boite a chaussure, et plusieurs annees pour la contempler…

 

Cellules plus larges et mieux exposé au soleil, le Bloc D etait pourtant le pire bloc de la prison. Les prisonniers restaient 24h/24 dans leur cellule. On peut voir en bas au centre les cellules d’isolement

 

Les cellules d’isolement plongeaient les detenus les plus agressifs dans un noir total pendant une periode ne depassant jamais 19 jours. Ils y entraient lorsqu’ils commetaient des violences voire des crimes durant leur periode de detention.

 

alcatraz

L’evadé d’Alcatraz
Mais si… le film avec Clint Eastwood dans le 1er role ! Et ce qu’il contient (et qui est en grande partie vraie), retrace l’histoire de l’evasion de 3 detenus. Juste en face de moi, les cellules de ces 3 prisonniers. C’est certainement l’une des evasions les plus perfectionnées de l’histoire des Etats-Unis. Apres avoir elargies les bouches d’aeration de leur cellule, les 3 fuyards escalader les conduits ou circulent les canalisations pour ainsi atteindre le toit de la prison, tout en ayant pris le soin de sculpter 3 fausses tetes qu’ils placerent dans leur lits afin de duper les gardiens. On a jamais su si les 3 detenus purent rejoindre San Francisco a la nage.

La visite s’est faite au moyen d’un casque audio (en francais), et on imagine tres bien, avec l’aide des bruitages et temoignages, l’ambiance qui regnait entre ces murs. Les anecdotes croustillantes sont nombreuses. Impossible de tout raconter…

Certains batiments ont brulé durant un incendie, quelques annees apres la fermeture de la prison

 

L’ile etait suffisamment grande pour que certaines familles de guardiens decident d’y vivre durant plusieurs annees. En contrebas, des batiments furent amenagés pour ces familles qui, disait-on, vivaient comme dans n’importe quel autre quartier de San Francisco, juste « avec un mauvais voisinnage ». Plus tard, les enfants de ce quartier declareront qu’ils n’eurent jamais vraiment le sentiment d’habiter a coté des prisonniers ; et rares furent les familles qui laisserent fermer a double-tour la porte de leur maison durant la nuit.

Nous restons plus de 3h sur l’ile d’Alcatraz avant de rentrer a San Francisco. Un petit passage au In-and-Out Burger (MacDonald’s est loin d’avoir le monopole aux USA) et la nuit tombe doucement. Nous rentrons a l’hostel en cable-car, tantot en montée, tantot en descente ; toujours avec une superbe vue et sous les lumieres de la ville.

Je dois booker mes prochaines destinations ce soir. Ainsi s’acheve pour moi la visite de la belle San Francisco. Une ville dont on a du mal a se separer…

Des bises a tous. On se retrouve au sommet !

2 réflexions au sujet de « Rock »

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