La quête du « pur »

25 Septembre 2010 (suite et fin)

Je continue ma visite de Jaipur.

Les rois de la recup’
Ici comme en Turquie, on trouve de nombreux « Bazar ». La moindre piece trouvee dans la nature ou issue d’un appareil obsolete est reutilisee. On repare les velos, les scooters, on rafistole les chaussures, on cree de nouveaux vetements a partir d’anciens. Dans la rue, on les voit frapper au marteau la ferraille, clouer une semelle, coudre, faire de la soudure.

Je dine le soir a Jaipur dans un restaurant assez repute. Quand on y met le prix (6 euros au lieu de 2 euros 80… quand je vous dis que l’ordre des prix est chamboule ici…), on a affaire a un autre style de restaurant.
Je retrouve la classe moyenne que je croise parfois dans les rues, dans les musees  et dans les premiers wagons des trains.
Les ventilateurs bruyants du plafond ont fait place a l’air climatise ; pas une bestiole, pas une mouche, pas une ligne de fourmis qui fait la jonction entre leur taniere et le pot de sucre ouvert sur la table.

Pour les femmes, jupon et corsage laissant apparaitre le bas du ventre nu ; et dessus, une sari, cette longue etoffe brodee qui mesure entre 5 et 10m de long, aux superbes couleurs. Voila pour les plus traditionnelles d’entres elles.
Mais pour la majorite, c’est pantalons en toile, polo, chemises aux manches soigneusement retroussees et stylo sur la petite poche de devant ; lunettes de soleil, montres, bracelets et portables.
La fourchette refait desormais son apparition (avant, c’etait la cuillere, et encore, il fallait souvent la demander).
En Orient, au gout et a l’odorat, le toucher est le 3eme sens utilise traditionnellement lors du repas.
La classe moyenne s’occidentalise.

26 Septembre 2010

Je prends le train de Jaipur a Jodhpur.

Groupir
Je l’ai constate en montant dans les bus, les trains, et en faisant la queue pour le metro a New Delhi (si, si, il y a un metro flambant neuf dans la capitale). Si tu ne te colles pas a ton voisin de devant, quelqu’un s’inserera dans les 50cm qui le separe de toi. C’est monnaie courante. A la longue, on s’y fait. Je me sens pas etouffe, je fais 3 tetes de plus que tout le monde. L’indien est petit.

Je ne parviens pas vraiment a m’extraire de ces klaxons et de la frenesie des grandes villes. Jaipur etait vraiment bruyante, elle aussi.
J’ai pris la decision de retourner dans ces grandes villes uniquement pour prendre le train. Quitte a prendre un hotel en peripherie, a l’ecart du bruit, autant le reserver vraiment en retrait.

Je m’enfonce un peu plus dans le Rajasthan.

Les heures defilent dans le train. Je m’endors et me reveille a repetition.
Le soleil assomme tout le monde. Finalement, je m’endors plusieurs heures d’affiles.
Au reveil, un homme me tape doucement sur l’epaule. Je suis en sueur.
Il a un parler different de celui de Delhi. Ca s’entend. Habille uniformement, coiffe d’un turban, il a une voix qui respire la superiorite ; comme un « garde du sultan » jadis ; et pourtant, il a un sourire rassurant derriere sa longue moustache enroulee et sa barbe bien entretenue.

 

sikh inde

Les Sikhs
Voila comment on les appelle. Ils ne sont pas uniquement presents au Rajasthan (j’en ai croise beaucoup depuis mon arrivee), et ce n’est pas non plus une nouvelle mode vestimentaire indienne. C’est une religion a part entiere. Peu de pratiquants, seulement 20 millions… (2% de la population indienne).
Cette religion a pour doctrine l’honnetete et le service envers la societe. Ils ont la reputation d’etre une valeur sure, particulierement recherches dans le secteur de l’economie et dans les transactions financieres.
Ils arborent fierement leurs signes distinctifs : moustache, barbe et turban en-dessous duquel se cache une longue chevelure roulee en chignon.
Ils sont parfaitement integres dans la societe hindouiste : militaires, policiers, chauffeur de taxi, et pour celui qui est en face de moi, controleur de train.

Sleeper Class – On voyage assis ou couche. C’est comme on veut

Le train poursuit sa route. Il fait desormais moins chaud et le soleil se couche sur un magnifique paysage : des arbres et des plantations a perte de vue. Relief plat. Des troupeaux de vaches, de chevres, conduits par des bergers, chemises et pantalons de couleurs unies, tantot blanches, tantot beiges. Voici l’Inde rurale, l’Inde qui ne klaxonne pas et c’est ce que je recherchais.

J’arrive a Jaipur dans la nuit. J’ai passe la journee dans le train
On vient me chercher en voiture jusqu’a une petite ville en retrait, Mandore.
Je viens de faire 313kms…en 9h30.

27 Septembre 2010

Je savais qu’en insistant un peu, je trouverais les bons cotes de ce pays.
L’Inde ne m’a pas cache sa misere, elle ne dissimule pas non plus sa beaute.
Je suis dans une superbe « guesthouse », a l’ecart de Johdpur.

Mandore Guesthouse
On repeint le sol tous les ans
Fait main

Je visite les jardins de Mandore. Temples, vaches, chiens errants et singes. Le cocktail du Rajasthan.
J’ai croise quelques chameaux elephants dans les rues de Jaipur, j’espere bien les voir d’encore plus pres…

Les jardins de Mandore

Des bises a tous. On se retrouve au sommet !

Une réflexion au sujet de « La quête du « pur » »

  1. Bonjour tonton,
    est-ce-que tu vois des espèces de tentes d’indiens ?
    est-ce-que tu pêches des poissons ? je suis sûr que tu vois des animaux.
    Attention ! il peut y avoir des serpents !
    A bientôt
    Arthur.

    Coucou tonton Alex,
    c’est Malo. comment ça va là-bas ? qu’est-ce-que tu fais de bien ?
    je suis sûr que tu vois des hôtels de partout.
    est-ce que la maison où tu es elle est sale ?
    au revoir tonton.
    Malo

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